








Un orgue de bois, un abri-trou, un laboratoire sonore, des vidéos, un salon d'écoutes électroacoustiques, un label, des dessins...
Avec Denis Tricot, Elizabeth Saint Jalmes, Gilles Viandier, Raphaël Dallaporta, Alexandre Yterce, l'observatoire de l'espace du CNES…
De l’écoute des sons de l’espace intergalactique à la création d'environnements sonores, en passant par la compositions électroacoustiques, l’improvisation, la radio ou le body art, Eric Cordier est un touche à tout qui goutte à toutes les expérimentations.
A l’invitation de Sonic Protest, durant deux semaines à l’ancienne Halle Bouchoule de Montreuil, ce laborantin du son présente Diffractions Radicales.
Cette série d’interventions fort dissemblables permet de partager une partie de ses collaborations dans une exposition qui rassemblera l’Orgue de bois, avec Denis Tricot et Gilles Viandier, l’Abri-Trou et Electrique Gastrique avec Elizabeth Saint-Jalmes, des projections vidéos, des écoutes, des performances.
Ce sera le lieu de naissance du label Diffractions Radicales, avec la sortie simultanée de 50 albums qui montreront quelques facettes de son travail, à travers de nombreuses collaborations.
Au centre de l’exposition, l’orgue de bois sera en accès libre au public ; chaque jour d'ouverture public commencera par une performance avec un partenaire venu des champs de la danse, du théâtre, des arts-plastiques ou de la musique pour montrer l’art en train de se faire. L’Abri Trou sera également en continu un lieu de réalisation des pochettes du label, un atelier de sérigraphie, un lieu d’écoute …
Sang Noir un concert de doom-drone conclura l’ensemble avec le guitariste Stéphane Kerihuel.
PROGRAMMATION VIDÉO
Raphaël Dallaporta
MUE : Éclosion persistante
2017 – 2019
Raphaël Dallaporta, documente la lente mue de l’espace de la prison en centre d’art. Au cours des deux dernières années, il a placé à des points de vue fixes des pièges photographiques, enregistrant de manière automatique des dizaines de milliers d’images, tour à tour les mouvements imprévisibles des cieux qu’il affectionne, la végétation tantôt sauvage tantôt domestiquée, les murs qui tombent, les dallages qui se font et se défont. Il n’est présenté ici qu’une étape de travail ; cette observation se prolongera bien au-delà, avec l’apparition du public, qui va s’approprier et repeupler progressivement ce lieu autrefois clos. Roman Eremchenko grâce à des algorithmes complexes de reconnaissance des formes, détache la vidéo de la tâche ennuyeuse du simple suivi de chantier. Eric Cordier à partir d’enregistrements de milieux carcéraux : bagne de St Laurent du Maroni, maison de correction d’Anniane… a réalisé un immense cut-up plus long et désynchronisé de la vidéo. Les sons ont été fragmentés et accumulés pour correspondre au même effet de sidération et de diffraction présent dans l’accumulation de 15 000 images… Programmation & montage video : Roman Eremchenko.
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Elizabeth Saint-Jalmes
Empyrée
2011 - 19min
Avec Céline Bailly, Jessy Coste, Mathilde Monfreux, Jeanne Robert : danse ; Cyril Leclerc : Lumière
Coproduction Regards et mouvements Pontempeyrat
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Raphael Dallaporta
Steinkohle n° 1301
2016-2018 - 18 min
Steinkohle n° 1301, nom de code donné par la Wehrmacht à un de ces « bâtiments spéciaux » (Sonderbauten) planifiés pour assurer la poursuite des activités de défense et de production, en dépit des attaques aériennes des Alliés. En l’occurrence, Steinkohle n° 1301 est l’ancienne carrière de pierre, de Caumont, une carrière d’extraction de calcaire à grain fin ayant servi à la construction de Rouen et Paris depuis l’antiquité. Commencée à ciel ouvert, elle a agrandi le réseau karstique, pour devenir une gigantesque carrière souterraine. Elle a été choisie pour y installer une usine cachée de production d’oxygène liquide. Ce combustible était utilisé comme comburant pour les fusées-bombes supersoniques V2 (pour Vergeltungswaffe 2, ou arme de représailles n° 2). Les travaux furent stoppés en juillet 1944 devant l’avance militaire des Alliés : l’usine resta inachevée, certaines entrées de la carrière souterraine furent bouchées.
Un même processus est à l’œuvre tant pour l’image que pour le son : Les images d’archives ont été re-projetées sur les parois et les murs de l’usine pour être re-filmée. De même la musique a été diffusée dans la carrière et réenregistrée avec l’empreinte de réverbération propre à cet espace avant d’être réintégrée à la vidéo. Les sons sont en partie issus de l’aventure spatiale française, recueillis au CNES, par Eric Cordier dans le cadre de sa résidence artistique. Coproduction La Terrasse (Nanterre)
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Elizabeth Saint-Jalmes
L’éclipse
2011 -12 min
Laurent Chanel, Mathilde Monfreux : danse ; Cyril Leclerc : lumière
Coproduction Regards et mouvements Pontempeyrat
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Nadir
Chants Nus
1989-91 -15 min
Performance & musique : Jean Luc Guionnet & Eric Cordier
Captation: Alain Joyeu et Mathias Jund + Jean Luc Guionnet : captation en interne
Traitement vidéo: Mathias Jund (en collaboration avec Nadir)