



En live, Céleste Gatier assemble des composants électroniques et crée peu à peu un instrument, réduit, brut, en constante mutation.
Chaque étape de cette construction in vivo est aussi sonore que visuelle et chaque infime geste génère des nouveaux phénomènes sonores, instables et imprévisibles, au gré des coupures, des interférences, des courts-circuits. Aux crépitements de bruits blancs s’ajoutent des voix, dans une dialectique étrange entre la froideur des fréquences blanches et des mots poèmes.
La tension n'est pas qu'électrique et c'est à une véritable cérémonie qu'elle nous invite, convoquant la précieuse fragilité due à l’usure du temps jusqu'à la défaillance des circuits.
Diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy et actuellement doctorante à la Sorbonne travaillant sur une thèse sur les liens ente son et architecture au Japon, Céleste Gatier joue principalement seule mais appartient à une petite galaxie où l'on croise Leandro Barzabal, Romain Perrot, Catherine Guesde, Tetuzi Akiyama ou Michel Henritzi.
Ça en dit long à certains… et pour tous les autres, disons qu'avec cette électronique fragile, Céleste Gatier offre des situations d'écoute intimiste où se conjuguent délicatesse et bruitisme.